jeudi 30 octobre 2014

Prendre le temps

Trois billets en trois jours... c'est vraiment les vacances!
Comme elles sont bienvenues ces vacances d'automne, et comme je sens cette année, après quelques jours off, que j'en avais besoin! La rentrée a été dure pour moi au boulot. Trop de souffrances côtoyées, trop d'impuissance ressentie, trop de questions sur le sens de tout cela. Des situations très complexes et délicates. Des moments durs, où il faut tenter tant bien que mal de contenir la colère et le désespoir. Faire ce métier depuis quinze ans n'aide pas toujours, ne m'a pas blindée, et j'ai envie de dire, bien sûr, "heureusement" (même si...)
Et la réponse dans laquelle je me suis engouffrée, c'est tenter d'en faire toujours plus, de courir plus vite, de tenter de répondre "plus" aux besoins et demandes formulés ou deviné... dans un secteur où les besoins et demandes sont quantitativement et qualitativement tels qu'il est évidemment impossible d'y répondre... autant entreprendre de vider l'Océan avec un seau percé... mais ça n'empêche pas d'essayer hein?
Alors j'ai commencé plus tôt, terminé plus tard. J'ai rogné sur mes jours de repos, acceptant de fixer des rendez-vous ces jours là, pour essayer d'avancer. Bref, sur les douze jours sans travail que j'étais supposée avoir en septembre et octobre (j'ai congé le vendredi et un mercredi sur deux), neuf ont été travaillés, au moins en partie... Je tiens à préciser que je n'y suis pas "obligée". J'ai beaucoup de liberté dans l'organisation de mon travail et mon chef m'a même alertée à mi-parcours sur le fait que je voulais en faire trop... Mais ce n'est pas facile de se dégager de la pression qu'on se met à soi-même, et du côté grisant du "workaholism"... Et puis la pression est aussi ailleurs, entre l'homme qui a changé de boulot et perdu au passage une partie significative de son salaire (et donc un budget familial à gérer "serré") et la lutte pour conserver les bénéfices du régime alimentaire fait l'an dernier, et donc continuer de "se surveiller" et de faire du sport... Bref, je crois que c'était un peu beaucoup, et il m'a fallu quelques jours sans travailler pour le réaliser.
Dans ces semaines, j'avoue que ce n'est pas pour rien que j'ai délaissé mon blog. Je ne prenais même plus de photos. Par manque de temps bien sûr, par fatigue qui me faisait m'écrouler dans mon lit une fois la journée finie, mais aussi parce que la routine épuisante du boulot n'aide pas à voir positivement la vie familiale, qui devient comme une succession de corvées. Même les enfants m'agaçaient, entre l'ado qui est un ado et nous questionne et nous pousse dans les cordes "comme il se doit" à cet âge, et le petit qui m'apparaissait comme capricieux, exigeant, addict à l'iPad... et les demandes justifiées ou non des deux autres au milieu...
Et puis voilà. Trois jours de vacances, de ciel bleu et de lumière dorée et j'ai l'impression de réouvrir les yeux. Ca ne demande pas de partir au bout du monde, même si c'est chouette aussi bien sûr. J'ai pris du temps avec Romane comme elle le demandait depuis longtemps, et c'était un moment précieux. J'ai passé une journée avec Félix, centrée sur ses envies et ses besoins, à son rythme, et je l'ai (re)trouvé bavard, plein d'humour, charmant... j'ai eu l'impression de les redécouvrir.
Bon... on va essayer de tirer une leçon de tout ceci, hein, pour la période qui s'ouvre? S'autoriser à respirer? Ca va faire du bien à tout le monde, non?
Et vous, vous la gérez comment cette pression parfois trop lourde de vouloir tout faire au mieux? 

mercredi 29 octobre 2014

De la couleur des jours heureux

Juste une journée à l'eau salée. 
Une journée bleue et dorée... 
Merci Mme La Dilettante de ton accueil... Comme cette journée m'a fait du bien !

mardi 28 octobre 2014

Soir qui tombe

 Le passage à l'heure d'hiver et le début des vacances, après cette rentrée agitée. 
L'heure des bougies, l'heure du cocooning. Un peu de repos... un peu de douceur.  
Et réouvrir les yeux pour regarder le ciel, et saisir au passage la poésie qui nous entoure... 

dimanche 5 octobre 2014

Jours d'automne dans la cuisine

(clic pour la musique)  
La cuisine et sa lumière, le matin, à ce moment suspendu quand ils se sont tous envolés vers le bureau ou l'école, avant que je démarre moi même vers le boulot. Et la flamme des bougies le soir. La cuisine où cuit une tarte aux pommes, un moelleux au chocolat, une soupe carottes-panais-potimarron, où lève la pâte à pizza. La cuisine où on s'installe pour les devoirs, un puzzle, ou bien où on renverse la caisse de lego. La porte ouverte vers le minuscule jardin, un peu d'air, la petite terrasse où on a pu profiter de ces beaux jours de septembre, d'été indien. La cuisine avec le tableau noir, le petit seau des craies, pour écrire l'humeur du jour et des fleurs pour souhaiter la bienvenue à ceux qui passent et les inviter à s'installer. La cuisine où je me pose entre (d)eux, parfois même où je m'échappe un instant (ou même deux) (si j'ai de la chance...) vers le boulot ou vers l'imaginaire, bien loin d'ici, avec un livre ou mon ordi...
Cuisine, mon repaire, donc leur repère? Cuisine, QG des mamans, même si c'est plus très politiquement correct et que ça manque de féminisme, la cuisine, la farine et la pâte à gâteau? "Etre une femme libérée, tu sais c'est pas si facile", ou plutôt "ya pas de honte, à aimer ça" ;-), comme dans les vieilles chansons,?  Et chez vous, ça se passe comme ça aussi?