lundi 21 juillet 2014

En juillet


Juillet en demi teintes. Juillet entre météo "pourrie", catastrophique, froid et déluge, et puis la canicule que l'on n'attendait plus. Juillet couleurs et fruits d'été!
Juillet pas encore en vacances mais plus vraiment au travail non plus, des jours travaillés au compte-gouttes et le centre de gravité des préoccupations qui se déplace doucement vers notre vie à six. Juillet adieux au boulot pour l'homme, ce boulot auquel il tenait tant, les dernières semaines, les derniers jours, l'équipe qui se serre et qui se disloque, la "dernière fête" entre eux, plusieurs fois répétée, et puis le dernier jour, celui où il a laissé ses clés, son téléphone, sa voiture et est revenu avec un carton sous le bras. Et devant, l'horizon... et un autre boulot à apprivoiser en septembre. On verra.
 Juillet pour apprendre le vocabulaire des ados en vacances, entre copains sorties et glandouille à la maison... le reste on verra plus tard, "t'inquiète""c'est bon" (hum).  Juillet bricolages, cinéma, ludothèque et bibliothèque, occuper les petits. Juillet préparer les sacs pour les grands qui s'en vont, deux semaines en Italie avec les scouts qui seront suivies par presque trois de plus entre nous, reconnaîtront-is Bruxelles à leur retour? Le tourbillon et le grand désordre, trouver sandales et lampe de poche, tu es sûr qu'il ne te faut pas un 2e pantalon?... , et puis les étages qui se vident, le grand calme, respirer dans leur chambres vide et -pour une fois- bien rangée, m'asseoir un instant sur leur lit, leur chaise, entre la force de leur enthousiasme et de leur confiance en eux, un brin d'inquiétude et la nostalgie des petits qu'ils étaient hier, comme le dit si bien aujourd'hui Soulemama. Juillet rangement des placards et de la maison, un peu les soldes, un peu faire place nette après cette année qui a filé si vite, un peu préparer les valises pour la suite de l'été... J'ai hâte d'y être, de pouvoir me poser, trouver un autre rythme et d'autres habitudes, et en même temps (soyons honnêtes) je ne me sens pas tout à fait légère, un petit pincement me retient...
Et chez vous, juillet? 

lundi 7 juillet 2014

Au pied de mon arbre

Je considère que c'est une chance pour nous d'habiter la ville, où les enfants peuvent être autonomes pour leurs déplacements, leurs copains, leurs activités, où nos boulots respectifs ne sont qu'à quelques coups de pédale, où nous ne sommes pas dépendants sans cesse de la voiture. Ceci ne m'empêche pas bien sûr de traverser régulièrement des moments de nostalgie bucolique quant à une vie rêvée à la campagne, tout en étant au clair que pour moi vraie citadine qui ai toujours vécu ici, la vie à la campagne comporterait certainement des contraintes difficiles à supporter. 
Toujours est-il que ce choix d'habiter en ville, et le réalisme quant aux coûts de l'immobilier, ont fait que nous avons renoncé au grand jardin dont je rêvais... Et ce regret ne m'empêche pas de savourer la chance que nous avons d'avoir une maison où chacun a sa chambre !

Notre minuscule jardin de ville est donc coincé entre de grands murs et n'accueille le soleil que quelques heures par jour... Le gazon semé n'a pas résisté au piétinement des petits et a été remplacé par du gravier il y a déjà quelques années. Pas de place pour des grands jeux, juste une petite terrasse où on peut installer une table en été, et un peu de verdure. 
Et puis deux arbres. Un grand cerisier (des cerises bigarreaux très jolies mais amères, dont se régalent les merles et les pigeons) et un vieil abricotier tordu, qui pousse à quelques mètres de la maison, contre le mur de la voisine. Sa place dans le jardin et son adaptation hasardeuse à notre climat nordique me font penser que cet abricotier n'a pas été planté par un jardinier, mais a poussé tout seul d'un noyau jeté négligemment dans le jardin par un des anciens propriétaires (notre maison a plus de cent ans...)
Pour le premier architecte que nous avions consulté pour rénover la maison et créer la chambre de Félix, il y a deux ans, il était clair que ce vieil arbre devait être abattu... mais nous avons résisté, cet abricotier fait les fleurs les plus jolies de la terre à chaque début de printemps (il fleurit très tôt, aux premiers jours de mars) et puis il surplombe gracieusement (à mes yeux du moins) notre petite terrasse et j'aime y accrocher des lumignons quand on passe la soirée dehors en été. Et l'hiver, les mésanges viennent manger aux boules de graisse que nous accrochons dans ses branches, et c'est un régal de les observer de la fenêtre de la cuisine ou de la chambre de Félix. 
Bref l'abricotier est resté (et l'architecte est parti, mais ça c'est une autre histoire...). Par contre jusqu'à cet été, notre abricotier donnait très peu de fruits. Le premier été, il n'a donné qu'un seul abricot, pour tout l'arbre, comme dans les contes de fées. Par la suite, les bonnes années nous avions une vingtaine de fruits, délicieux et bien sucrés malgré le timide soleil bruxellois! Les mauvaises années, aucun ou presque. Et puis pour la première dois, cet été, une récolte miraculeuse. Martin à la cueillette armé d'un filet de pêche (sans jeu de mots...), et des kilos de fruits. Des tartes, clafoutis, chaussons, compotes...
Et une douzaine de pots de confitures, du soleil en pot pour les jours plus gris... 
 Le goût de l'été. L'été qui commence bien...

vendredi 27 juin 2014

Dans les herbes blondes...

et dans la lumière du solstice d'été...